Aujourd'hui

Aujourd'hui
"Aujourd'hui, il serait bon de faire quelque chose qui sorte de l'ordinaire. Nous pourrions, par exemple, danser dans la rue en partant au travail, regarder un inconnu droit dans les yeux et parler d'amour au premier coup d'oeil, suggérer à notre patron une idée apparemment ridicule mais à laquelle nous croyons, acheter un instrument dont nous avons toujours voulu jouer sans jamais oser.

Aujourd'hui, nous pouvons verser des larmes pour quelques injustices qui nous sont restées en travers de la gorge. Nous allons téléphoner à quelqu'un à qui nous avions juré de plus parler (mais dont nous adorerions trouver un message sur notre répondeur). CETTE JOURNEE DOIT SE DEMARQUER DU SCENARIO QUE L'ON ECRIT CHAQUE MATIN.

Aujourd'hui, toutes les fautes seront permises et pardonnées. Aujourd'hui est un jour à profiter de la vie. "



C'est tous les jours Aujourd'hui...

# Posté le mardi 26 mai 2009 05:00

Expérimentation

Expérimentation
Que peut bien donner la rédaction d'un article blogamentaire le lendemain d'une soirée digne d'un marathon olympien, passé à prendre l'apéro chez chez le chameau, à chanter (brailler ?) la chanson du dimanche dans les rues Caennaises, à faire un braquage de verres vides dans un troquet, à déambuler les yeux brouillés par les divers jus de grenadine ingurgités, à la recherche d'une compagnie, à marcher, marcher, marcher sans fin, marcher sans savoir où, sans savoir pourquoi, avec simplement dans l'esprit l'image du lit et de la grenadine, symboles de la fin du périple ?

Pour répondre à cette question que se posent moult quidams de la société moderne, nous avons, nous, poumpoumtchak, fais l'expérience.

Nous voilà donc à la fin de cette journée que l'on surnomme un peu vulgairement "lendemain de soirée", journée fantôme s'il en est, les heures tournèrent sans crier gare, et la nuit tomba après un clignement de paupières. Les cheveux sont tout emoustillés, l'haleine putride, les membres engourdis, les deux yeux regardant chacun dans un sens différent, les oreilles pleines de cire, et la voix quasi-incompréhensible sauf par une personne dans la même situation, BREF, nous avons la tête dans le postérieur droit, ou, diraient les conducteurs de voitures tunées, "on s'est mis minables".

Quels genres de reflexions peut on avoir dans cet état, c'est la problématique de l'article, mise en situation, attention les yeux il va falloir suivre si vous ne voulez pas être largués, il va falloir donner de vous même pour tout lire, nous allons explorer une terre inconnue, un el dorado non anthropisé, le Walhalha des zonards, le paradis des alcooliques, le jardin d'Eden des fumeurs de joints, première constatation, hop, pas de points, juste des virgules comme pour symboliser une journée non parsemée de réelles pauses canap' ou mots flechés, mais simplement de "minute on souffle", ou de "liberez les toilettes je reviens tout de suite", à peine couché qu'il faut se relever, le Quick nous attend !? Un point d'exclamation pour les moments imprévus qui nous laissent la bouche ouverte et la salive glissante des parois de notre bouche, un point d'interrogation pour l'incertitude de la suite du programme, du futur proche mais si lointain, des projets à long termes pour le lendemain : deux points ouvrez les guillemets "que ressentez vous ?"

je titube, je tremble et je ne fais rien de stable, la logique commune m'a quittée et je ne respecte plus qu'un ordre obscur, sans maîtres et sans règles du jeu, quelles sont les limites ?? Quelles sont les limites (deux fois pour se faire mieux comprendre) ?? Les limites sont celles que tu décide, c'est toi qui les place, c'est toi qui les module à ta guise en fonction des aventures de ta vie, c'est toi qui décide ou non de franchir celles que tu t'es toi même imposé, toi encore qui décide de ta sanction en cas de dépassement, c'est toi, c'est ton corps, c'est ton esprit, ton coeur et ton âme que tu détruit et reconstruit, toi qui peut décider de n'avoir même aucune limite, toi qui décide d'être l'explorateur des limites objectives physiques de l'espèce humaine !!!! Huit points d'exclamations, parce que je vois double, mais quatre parce que c'est mon chiffre préferé. Pas de points on a dit ! Je viens de dépasser la limite que je me suis moi même imposé, je m'inflige pour sanction de m'allumer une nouvelle cigarette, ce qui pour l'humanité est un fléau mais pour ma pauvre personne un putain de plaisir : deux points ouvrez les guillemets "Que ressentez vous ?"

Le bonheur si je ne me trompe, je ne suis pas seul, les rires vont bon train et les rues défilent encore dans ma tête, les images viennent, partent, reviennent, repartent, puis apparaissent modifiées sous un rythme crescendo, jusqu'au point où les images de mes camarades de soirée me reviennent, les figurant comme des pingouins cul de jatte manchots (parenthèse deux points : donc des pingouins-troncs, je vous laisse imaginer) affublés de lunettes d'écailles et de costumes trois pièces, et bizarrement mais pas tant, cela paraît normal, je les reconnais, je leur donne chacun le nom qui les représente, je rigole en voyant l'un d'entre eux faire le chameau, je chante avec un autre et je paye une blonde au troisième, nous avançons ensemble sur la banquise, nous croisons une colonie de manchots, ils nous font faire des pompes, les rustres ! Nous glissons sur la neige, mais il fait faim et il faut chasser le poisson ! le carrefour polaire nous donne notre dose de dorades et autres sardines, repus nous nous remettons en route, les morses nous saluent et les phoques couinent à notre approche !!

Pas peu fiers de notre succès sur la banquise, nous continuons de glisser, glisser, ne nous stoppant que pour bivouaquer, car nous n'avons pas que ça à faire, et le temps presse, le jour va bientôt se lever, mettant à nu nos espiègleries, Damned !!!! Nous avançons, nous progressons tant bien que mal, glissant jusqu'à rencontrer le contact de l'eau septentrionale, contact dur et froid, libérateur mais nous mettant face à notre sombre réalité : la soirée est terminée, un jour de plus est passé dans le calendrier, mais nos esprits sont restés bloqués la veille, trésor inoubliable que l'on ne retrouvera que la prochaine fois qu'on se verra...

# Posté le jeudi 12 février 2009 17:18

Les temps changent ?

Les temps changent ?
Les temps changent ?
Oui, ils changent, et avec eux notre vision du monde s'en retrouve bouleversée. Cependant, si les minikeum ne viennent plus nous amuser sur france 2, si Nirvana essouffle son tempérament rebelle sur nos coeurs d'étudiants, si le deuxieme tour des présidentielles de 2002 paraît être aussi vieux que mes caleçons, si les cars aiglons ne nous déposent plus devant le lycée Napoléon, si le Corto ne voit plus nos bouches assoiffées commander un demi (en krum!) que quelques pauvres week ends ou bribes de vacances, si si si si....
Si tout ce qui était le temps d'hier n'est plus le temps d'aujourd'hui, il n'en demeure pas moins un mélange complexe de joie, de tristesse, d'adrénaline, de peur, de larmes de bonheur en pleurs de desespoir, d'aventures et de rires qui ont fait le temps d'aujourd'hui que nous vivons. Ces moments passés ont construit pour nous cette base cimentée qui nous permet de profiter maintenant de notre nouvelle vie.

Les temps changent ? Non, les temps évoluent et gardent leurs racines si précieuses qui font qu'on est ce qu'on est à présent.

Les temps changent ?
Oui, ils changent, et nous emmènent loin de notre berceau d'enfance. A travers nos yeux tout neufs d'adultes, nous voila propulsés dans une vie qui semble nous dépasser de très loin. Qui parierait sur l'esperance de vie d'un pauvre Napoleonien, habitué aux prises de becs avec Mr Gosnefroy, aux temps maussade Ornais, au rues désertes d'un dimanche après-midi, au cotoiement d'un pourcentage de fascistes bien plus élevé que la moyenne, ejecté dans des villes telles que Caen, Lisieux, Evreux, Rouen, Paris ou encore Nantes, etc...
Il est alors normal de se sentir perdu, nostalgique des facilités que nous apportaient la vie lycéenne et que nous réalisons aujourd'hui. Mais après quelque temps, on tourne sept fois son cerveau dans sa tête et on s'aperçoit de la magnifique opportunité que nous amène notre vie citadine. Les multiples possibilités de la ville sont nouvelles pour nous et on ne sait pas trop par quel bout les prendre. Mais, forts d'avoir pu passer de si bons moments dans une si petite communauté que l'Aigle, nous sommes en droit de nous attendre à une pleine jouissance en métropole.
Et, mieux encore, estimons nous chanceux d'avoir connu la vie lycéenne de campagne et de pouvoir jubiler maintenant d'une vie étudiante en grande cité. Nous voilà bien plus munis que les citadins de naissance, lassés de la ville et ne connaissant qu'elle : nous partons avec un grand avantage.
Et, mieux que tout, s'imaginer chacun des autres dans le même cas que nous est rassurant.

Les temps changent ? Non, les temps restent où ils sont, mais nous les avons quitté en pleine conscience, avides de nouveauté.

Les temps changent ?
Oui, ils changent, même si tous les ciels d'hiver se ressemblent, si la mairie de Nantes n'est pas tellement plus grande que celle de l'Aigle... Et chacun d'entre nous nous sommes éloignés, oublié certains, mourant du manque d'autres, mais ce qui nous fait tenir, c'est la certitude que chaque jour de retrouvailles nous seront aussi merveilleux que chaque année passées ensemble. Et si ce n'est pas le cas, questionnons nous sur la solidité de nos relations, car, comme le dit le vieux proverbe énoncé par je ne sais plus quel brasseur de vent assez éloquent pour rester dans les mémoires : une amitié qui commence n'aurait jamais commencé. Et les nôtres ont encore des joyeux jours de l'an à vivre. Nos groupes d'amis sont devenus des véritables familles, dispersées comme des familles de sang.

Les temps changent ? Peut-être, après tout... Mais qu'importe, car les gens et les relations qui les lient restent les mêmes. Et on a pas fini ...


# Posté le mardi 09 décembre 2008 06:54

Modifié le samedi 20 décembre 2008 18:42

Premier article écrit depuis la mort de Carlos

Premier article écrit depuis la mort de Carlos
Les longues journées sombres de l'hiver s'enchaînent et se ressemblent, plus tristes, plus pluvieuses, plus froides les unes que les autres... Quel meilleure période pour perdre du temps à écrire un article accessible à chaque personne équipée d'internet de notre globe ? Alors allez c'est parti, on met le reggae, on prépare le cendrier calé juste devant l'écran, on réunit toutes ses idées et on y va !

En ces temps troublés par la fatigue de l'hiver (l'homme étant le seul être vivant à ne pas modifier son organisme pendant la saison des neiges, l'option hibernation n'est pas disponible et c'est dommage d'ailleurs),
posons nous un instant et reflechissons un peu. Prenons le bout de carton distribué par toutes les casernes de pompiers, gendarmeries, banques ou assurances que nous appelons communement calendrier et analysons un peu le temps qu'il nous reste. A l'heure où j'écris cet article, nous sommes le 27 janvier 2008. Ce qui nous fait....Plus que 155 jours avant fin juin ! (Entre autre également, plus que 48 semaines avant Noel ! Courage !) Combien de choses prévues entre temps ? Hum eh bien, en y reflechissant pas trop, on peut dores et déja dire que la satanée chose pour laquelle on nous prépare depuis notre arrivée sur les bancs de la maternelle et qui tient en trois lettres, nous prendra une bonne part de ce temps. Oui, le bac, si on admets qu'il comprend tous les cours qui nous permettront de le passer, est tout simplement la chose qui nous prendra quasiment tout notre temps d'ici juillet. Alors qu'est ce qu'il nous reste ? Quelques Week-ends (22 précisement) qui pourraient nous permettre d'évacuer un peu la fatigue accumulée de la semaine par tous les moyens que l'on adule; 4 semaines de vacances, maigre repos qui compensera difficilement le reste. Alors, mince, il nous en reste tres peu, du temps ! Alors qu'est ce qu'on va en faire ? On va s'enfermer dans le cycle de l'etudiant modèle, le nez dans les cahiers au moindre temps libre, afin d'obtenir ENFIN notre mention Bien à cet examen de merde ? Passer nos derniers moments libre de notre jeunesse en vue de preparer l'obtention d'un bout de papier que l'on oubliera au bout de deux mosi de notre nouvelle vie ? Quelle avanie ! Quand on n'aura plus que les doigts de notre main pour compter les jours qui nous séparent du départ, on se sentira bien stupide ! Alors, bordel, vivons ! On est la pour ça ! Et surtout, soyons ensemble.... Car c'est la seule chose bien qui puisse nous arriver !
Les anciens avaient écris CARPE DIEM, c'est pas pour rien, il faut les écouter, on nous l'apprend tous les jours !

Les jours meilleurs vont bientôt pointer leur nez, et succèder à ces enchainements de 24 heures moroses comme une garden party de l'Elysée, et avec eux partira ce voile terrible qui mine le moral des troupes lycéennes, cruel linceul qui nous donne l'impression que tout va mal. Tout va bientot re-changer, alors autant se préparer ! On n'a pas perdu notre bonne humeur, alors pourquoi la garder alors qu'il nous reste si peu de temps... Profitons ! Bougeons un peu de notre bulle, de notre cadre quotidien ! Osons ! Quelques conneries de temps en temps valent mieux qu'une vie de Saint. C'est tellement d'énergie, d'experience, d'adrenaline ! Chacun a notre façon, sourions... :) :) :D


( Santé les gars ! A Carlos ! )

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 15:48

Premier article écrit sous la dictature des non fumeurs

Premier article écrit sous la dictature des non fumeurs
Quand on a un grand frère, tout nous paraît facile...! Tellement on se sent à l'aise en sa présence, tellement chaque sentiment négatif sort de notre esprit lorsqu'il nous transmet son savoir et sa connaissance de la vie...

Quand on a un grand frère, on a pas besoin d'être violent et bagarreur, ni besoin d'avoir une arme, car c'est seulement avec lui qu'on se sent en sécurité [...].

Quand on a un grand frère, on passe des minutes, des heures, des soirées, des week ends, des fetes, des vacances qui nous marqueront a jamais dans nos ames comme notre entrée dans le monde des grands.

Quand on a un grand frère, on se demande ce qu'on ferait si on le perdait....

Mais perdre un grand frère, ce n'est pas une question de distance, c'est dans le coeur que ça se passe. Et ou qu'il soit et ou que nous sommes, il restera à jamais notre grand frère.

TU resteras à jamais NOTRE grand frère. (Et sans les dents) !

(On en a pas fini, l'ami...)

# Posté le samedi 12 janvier 2008 15:41

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 09:33